En relation avec certains
procédés d'écriture
contemporaine ( par ex.
Webern ou certaines
musiques conçues par
ordinateur), les compositions
picturales de Fabienne Wyler
s'élaborent à partir de «
modules » (groupes de
quadrangles) qu'elle reproduit
en leur faisant subir toutes
sortes de transformations et
de déplacements
(multidirectionnels) :
étirements, renversements,
rotations, effet miroir,
transpositions, déphasages,
superpositions, etc., et ceci à
toutes les échelles.
Ces variations aboutissent à
une forme globale dont
l'architecture, l'équilibre, la
cohésion sont les buts qu'elle
cherche à atteindre. Cette
forme globale se veut stable,
équilibrée, tout en conservant
élan, légèreté, dynamique.
Au fil des œuvres sont
apparues des séries
intitulées, Bifurcations,
Intermittences, Attracteurs
étranges, Polyrythmies. Ces
titres ont un lien étroit avec la
science moderne ; le chaos
déterministe et les « fractales
» l'intéressent. Ses sources
d'inspiration sont en
référence avec les
recherches effectuées au
Bauhaus (spécialement celles
de Kandinsky et Klee).
Influence également de
Mondrian, Escher et, surtout
en ce qui concerne la
couleur, de la peinture
japonaise de la période Heian
( Kyoto, XIe et XIIe siècle).